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Le barbichet

Parmi les coiffes, bonnets et palholes, le barbichet porté en haut Limousin est la coiffe qui a le plus de charme, de grâce et de légèreté.

C'est la coiffe réservée aux cérémonies et fêtes dominicales.

Fragile et coûteux pour la  finesse de sa dentelle, c'est un trésor pour la jeune fille qui le reçoit le jour de ses noces.

 

Le barbichet est composé de 3 parties :

- un bonnet (ou basin) de mousseline brodé qui enserre le chignon
- deux longs rubans de satin broché ou moiré de couleur crème ou bleu pâle posés à la base du bonnet
- deux larges ailes ou barbes bordées d'une dentelle sur tulle richement brodées qui s'envolent et se replient sur le front.

La dentelle exécutée sur les bandes de tulle plus ou moins larges est composée de fleurs (roses, marguerites, églantines, de feuilles, de points de semis…).

On utilise le point de reprise avec une aiguille ou le point compté. Les jours sont ouverts au poinçon, la bordure est agrémentée  d'un picot réalisée au fuseau.

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La dentelle d'Aixe a connu l'apogée de son succès en 1878 lors de l'exposition universelle de Paris sous l'appellation "broderie limousine". Une école de dentelle a existé à Aixe-sur-Vienne entre 1918 et 1932.

Sur Limoges et ses proches environs, le barbichet est porté ample et majestueux. Gracieuse, cette coiffe accompagne avec harmonie les mouvements du visage comme de larges battements d'ailes, ce qui a inspiré à Jean Rebier, poète et majoral limousin du Félibrige, les vers suivants :

"Les Limousines sont des roses, les barbichets des papillons"

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Epoque : 1870-1900

Le costume de la paysanne limousine haut viennoise de la région de Limoges porté à Ambazac (bourg montagneux et pauvre), à la fin du Second Empire : c'est un costume de fête porté pour un événement familial important, comme un mariage par exemple, ou la fête du village.

Le corsage et la jupe sont confectionnés suivant la condition de la personne en droguet ou en satin broché de couleur sombre (bleu, gris ou bordeaux).

Le corsage appelé "caraco" était ajusté près du corps par des découpes devant et dans le dos. Il s'ouvrait sur le devant par de nombreux petits boutons en jais noirs.. Ses manches longues gigot affinent le poignet. Il se termine par des basques retombant sur la jupe. Il se ferme sur le cou par un col officier bordé ou non de dentelle noire.

Un mouchoir de cou en fin coton blanc forme un élégant nœud plat qui sort du col.

La jupe ample à ceinture est composée de gros plis sur l'arrière et de plis plats sur le devant afin de donner une impression de "tournure". Elle s'arrête à la hauteur des chevilles et se termine par 2 à 3 rangs de rubans de velours noir pour marquer la condition sociale de celle qui la porte.

Le tablier, à cette époque, fait partie du vêtement. Il est long et ample, en soie ou en alpaga. Il possède 2 poches de forme allongée et s'attache avec 2 rubans de soie coquettement noués sur le devant.

Les dessous sont composés d'un cache corset pour le haut, d'une culotte fendue en coton blanc, les jambes resserrées aux genoux par un volant de fine broderie. Un jupon ample terminé par 2 volants de dentelle et des bas en coton noir achève la tenue.

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Ce costume est porté avec des chaussures noires à lacets.

On termine la toilette par des gants sans doigts appelés "mitaines" en fil noir.

Et pour sortir, la Limousine place sur ses épaules un riche châle en cachemire aux couleurs vives, avec sa coiffe légère et papillonnante, ce sont ses seules extravagances.

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