costume-travail-homme

 

Epoque : 1880-1910

Pour tous les jours, les fermiers d'Ambazac et de ses environs portent un costume dit "de travail" constitué d'une chemise de chanvre avec un col en calicot caché par un mouchoir de cou à carreaux.

Une ceinture de flanelle grise garantit le dos des différences de températures et prévient les douleurs.

Suivant la saison, il choisit un pantalon à grosse toile foncée rayée ou en velours grossier dont la culotte ample est soutenue par de larges bretelles. 

Aux pieds, il porte des chaussettes en laine de pays et des sabots en bois à large coussin.

Sa tête est couverte d'un chapeau en paille.

Parfois, le berger, pour se garantir des intempéries, porte une cape nommée "limousine", de laine blanche rayée de brun et de rouge dont le collet est gansé de velours noir.

 

 

 

 

costume-travail-femme2

Epoque : 1880-1910

Pour tous les jours ou pour les travaux des champs, les paysannes d'Ambazac et de ses environs portent une chemise simple à l'encolure ronde, carrée ou fendue avec un bouton, en lin ou en chanvre sur laquelle se superposent des jupons colorés (bleu, rouge ou beige) cachant un pantalon fendu également de couleur.

La dernière jupe, très ample, de tissu plus lourd, présente plusieurs rangées de fronces dans le dos. Un tablier de cotonnade fleuri ou de satinette noire recouvre cette dernière, pour les travaux des champs, la paysanne lui préfère un tablier en toile grossière.

Les chaussettes au point de côtes sont tricotées en laine de pays et portées avec des sabots à brides en bois (noyer...).

La chevelure est cachée par un mouchoir de tête à grands carreaux colorés ou noirs. L'été, pour les moissons, la paysanne pose sur sa tête un large chapeau en paille tressée noire.

chapeau-moisson-femme

 

 

 

 

cocarde

Epoque : 1870-1900

Ce costume est porté par les paysans d'Ambazac à la fin du XIXe siècle (1870-1900). Il est constitué d'un costume en drap noir ou gris foncé : veste longue, pantalon droit à taille haute, petit gilet à revers.

Une chemise ample en lin blanc s'orne autour du cou d'un lien noir noué.

Parfois, pour sortir, le paysan recouvre son costume d'une blouse ample en toile de lin bleue ou noire. Il porte un chapeau en feutre noir à larges bords et des sabots de bois. Certains, suivant leur condition, préféraient à ces derniers des souliers de cuir grossier.

costume ville homme costume-ville-homme

 

 

 

dessous-femme

Sous la jupe, on trouve le jupon (lo cotilhon/lou coutillou) en calicot blanc à 2 ou 3 volants. Suivant la richesse de la maison, ce jupon était orné de petits plis ou de fines dentelle et broderies réalisées à la main.

Le pantalon fendu (lo culoto) descend sous le genou et présente lui aussi les mêmes ornements.

sabots-homme

 

 

 

 

barbichet

Le barbichet

Parmi les coiffes, bonnets et palholes, le barbichet porté en haut Limousin est la coiffe qui a le plus de charme, de grâce et de légèreté.

C'est la coiffe réservée aux cérémonies et fêtes dominicales.

Fragile et coûteux pour la  finesse de sa dentelle, c'est un trésor pour la jeune fille qui le reçoit le jour de ses noces.

 

Le barbichet est composé de 3 parties :

- un bonnet (ou basin) de mousseline brodé qui enserre le chignon
- deux longs rubans de satin broché ou moiré de couleur crème ou bleu pâle posés à la base du bonnet
- deux larges ailes ou barbes bordées d'une dentelle sur tulle richement brodées qui s'envolent et se replient sur le front.

La dentelle exécutée sur les bandes de tulle plus ou moins larges est composée de fleurs (roses, marguerites, églantines, de feuilles, de points de semis…).

On utilise le point de reprise avec une aiguille ou le point compté. Les jours sont ouverts au poinçon, la bordure est agrémentée  d'un picot réalisée au fuseau.

 coiffes
  

La dentelle d'Aixe a connu l'apogée de son succès en 1878 lors de l'exposition universelle de Paris sous l'appellation "broderie limousine". Une école de dentelle a existé à Aixe-sur-Vienne entre 1918 et 1932.

Sur Limoges et ses proches environs, le barbichet est porté ample et majestueux. Gracieuse, cette coiffe accompagne avec harmonie les mouvements du visage comme de larges battements d'ailes, ce qui a inspiré à Jean Rebier, poète et majoral limousin du Félibrige, les vers suivants :

"Les Limousines sont des roses, les barbichets des papillons"

coiffes-marchoises  coiffes-2