le jeu du Quillou
Recueilli auprès de M. Pierre Grousselas de Peyramont – Le Chatenet en Dognon
Le jeu se compose d'un petit rondin de bois nommé le « Quillou » et de quilles de bois hautes de 85 cm environ.
Ce jeu d'hommes était pratiqué le dimanche et les jours de fêtes ; c'est un jeu d'extérieur.
But du jeu :
Faire tomber à l'aide d'une quille, les pièces qui se trouvent sur le Quillou ; pour gagner, ces pièces doivent retomber dans le cercle.
Règle du jeu :
Tracer un cercle sur le sol et placer le Quillou en son centre.
Les joueurs décident ensemble de la somme d'argent que chacun va miser.
Les pièces de la mise seront placées sur le Quillou.
Pour déterminer l'ordre de passage des joueurs, chaque joueur lance sa quille vers le Quillou. Celui qui sera le plus près du Quillou commencera la partie et ainsi de suite.
Le 1er joueur - se place à 6 mètres du cercle - prend sa quille et la lance pour faire tomber les pièces dans le cercle. Si aucune pièce ne tombe ou si ces pièces tombent en dehors du cercle, on passe au 2ème joueur.
Dès qu'un joueur réussit, il récolte les pièces à l'intérieur du cercle. Le jeu repart à zéro et chacun doit donc miser à nouveau.
La Langue d'Oc
Le parler limousin est un des grands dialecte de la langue d'Oc. Il a été au Moyen-âge la langue littéraire de la France méridionale. Les plus anciens ouvrages en langue d'Oc sont limousins.
Au début du XIIème siècle, le Comte de Poitier et son vasal Ventadour s'expriment en limousin dans leur cour. Leurs poésies sont fraîches et gracieuses.
Ces troubadours seront à l'origine des chansons populaires inspirées de la vie rustique et de la griserie du renouveau. Les chants de bergers, les chants satiriques et les complaintes sont parvenus jusqu'à nous.
Avant de devenir le patois des campagnes, ce parler limousin est devenu la langue de la bourgeoisie comme en témoignent les recueils de prières, les statuts des confréries, les contrats de mariage et les testaments.
Conservé par les poètes entre 1555 et 1800 il retrouve sa dignité de langue sous l'impulsion du Félibrige et d'érudis limousins qui rejoignent Frédéric Mistral (Joseph Roux, Eusèbe Bombal, Jean Plantadis, Albert Pestour, Jean Rebier et René Farnier).
Puis, peu à peu, il a cédé la place au français... interdit dans les cours d'école.
Encore utilisé par les plus anciens... il résiste et éclaire le passé de "saveurs linguistiques".
|
Le Seigneur et la Bergère :
|
Lo biciclieto
|
Recettes de cuisine :



